Gaz d'enfouissement

Le premier système de gestion du gaz d'enfouissement alimenté au méthane provenant de déchets organiques est en opération dans la Ville du Grand Sudbury. Une filiale des Services publics du Grand Sudbury inc., Genco, à fait le lancement du système de gestion du gaz d'enfouissement le 6 septembre 2007.
Cette centrale électrique de 1,6 mégawatt, située sur le site d'enfouissement de 27,2 hectares de la Ville du Grand Sudbury sur la Kingsway, produit environ 13 000 mégawatt-heure d'électricité annuellement, ce qui représente environ la consommation d'électricité pour 1 200 maisons.
Les avantages que représente cette installation se présentent sous trois angles. Premièrement, l'électricité produite par le gaz d'enfouissement (GE) offre une alternative renouvelable comparativement à l'utilisation de carburants fossiles, lesquels génèrent des gaz à effet de serre nocifs. Deuxièmement, l'utilisation de GE comme carburant, substitut au diésel ou au pétrole, pour faire fonctionner le générateur d'électricité se traduit par une réduction des émissions de CO2. Le troisième avantage, et non le moindre, concerne la capacité de produire de l'électricité à partir de cette ressource sécuritaire et durable qui offre non seulement des avantages pour l'environnement, mais fournit aussi un moyen d'optimiser les ressources gazières tout en étant profitable pour notre communauté.
Le gaz d'enfouissement est produit quand les déchets organiques, comme les déchets de table, se décomposent dans le sol. Le gaz d'enfouissement est composé d'environ 50 % de méthane et 50 % de dioxyde de carbone et de traces d'autres gaz. Le méthane est un gaz à effet de serre puissant qui demeure dans l'atmosphère pendant une période de 9 à 15 ans. Son effet sur le réchauffement de la planète est environ 20 fois plus important que celui du dioxyde de carbone. Le système de gestion du gaz d'enfouissement du Grand Sudbury détruit environ 2 700 tonnes de méthane ou l'équivalent de 54 000 de CO2 annuellement.
Nous souhaitons étendre notre système afin d'inclure un deuxième générateur dans environ quatre ans.